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L’ATLF : plus de 40 ans au service des traducteurs

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L’ATLF : plus de 40 ans au service des traducteurs

ATLF

Fondée en 1973, l’Association des traducteurs littéraires de France a aujourd’hui plus de quarante ans et compte plus d’un millier d’adhérents. Un beau parcours, qui a permis des avancées majeures : structuration de la profession, amélioration des conditions de travail et professionnalisation, signature d’un Code des usages en partenariat avec le Syndicat national de l’édition, élaboration d’un Guide de la traduction devenu un document de référence pour les traducteurs comme pour les éditeurs… Au quotidien, l’ATLF, c’est un échange permanent avec les traducteurs de tous horizons pour répondre aux questions qu’ils se posent et leur apporter, si besoin, une assistance juridique.

Corinna Gepner
Corinna Gepner est traductrice de l’allemand, présidente de l’ATLF et vice-présidente aux affaires culturelles de la Société des gens de lettres. Elle a récemment traduit la correspondance de Klaus Mann et de Stefan Zweig (éd. Phébus), un roman d’Erich Kästner réédité dans une version non censurée, Vers l’abîme (éd. Anne Carrière). Elle co-anime depuis une dizaine d’années une émission de radio consacrée aux littératures traduites de l’allemand et travaille également pour l’audiovisuel.

L’ATLF tire une grande partie de sa force et de son efficacité de son intégration dans le monde du livre et de ses relations avec quelques-uns de ses acteurs majeurs, comme le Centre national du livre, qui subventionne depuis des années certaines de ses actions.

Longtemps centrée sur son siège parisien, l’association s’ouvre désormais aux manifestations en région. Elle souhaite contribuer à développer des dynamiques locales, resserrer les liens entre traducteurs, libraires, bibliothécaires, festivals et autres centres régionaux du livre pour que le traducteur puisse jouer tout son rôle dans la présentation et la promotion des ouvrages étrangers. Comme on le dit de plus en plus, le traducteur est un des meilleurs ambassadeurs de la littérature traduite.

Si les fondamentaux restent toujours d’actualité (faire connaître aux traducteurs leurs droits et leurs devoirs, apporter une assistance juridique, aider à améliorer la formation, lutter pour une meilleure visibilité du traducteur), les enjeux sont désormais aussi européens et internationaux. L’ATLF est présente sur la scène européenne au travers du CEATL, le Conseil européen des associations de traducteurs littéraires, et entend bien poursuivre son travail en collaboration avec ses homologues étrangers.

Désireuse de donner une voix aux traducteurs, l’ATLF édite une revue semestrielle, TransLittérature, qui fête ses vingt-cinq ans cette année. Cette belle longévité témoigne de l’intérêt qu’il y a d’offrir aux traducteurs la possibilité de parler de leur métier, de réfléchir aux problèmes qu’ils rencontrent, d’échanger sur leurs conditions de travail, de faire part de leurs découvertes.

Les rubriques créées au fil des années se sont enrichies, témoin le fameux « Côte à côte », qui propose plusieurs versions traduites d’un même passage en langue originale. Voulu au départ comme une simple juxtaposition visant à faire comprendre la diversité des traductions, leur évolution dans l’histoire, il est devenu, sous la plume des plus récents rédacteurs, le point de départ d’une réflexion historique et littéraire, un véritable observatoire des enjeux de la traduction. Un des derniers en date, et non des moindres, a ainsi livré une analyse en profondeur des traductions de l’œuvre de Freud.

Les Journaux de bord relatent le parcours d’une traduction, les difficultés rencontrées, les recherches effectuées, les doutes, les heurs et malheurs – et la satisfaction ultime d’avoir mené à bien son travail. On entre là dans le laboratoire du traducteur, qui, s’il le souhaite, peut donner à lire différentes étapes de son travail, la manière dont il parvient à la rédaction finale après avoir essayé d’autres solutions. Pour beaucoup de lecteurs traducteurs, c’est une mine d’informations et une grande source de soulagement : rien de tel pour s’apercevoir que nous sommes tous la proie des mêmes doutes, des mêmes découragements et des mêmes joies.

La revue comporte aussi des recensions d’ouvrages sur la traduction, des entretiens. Une place spéciale est faite aux traducteurs écrivains – parmi les derniers en date, le traducteur de l’arabe Khaled Osman et la traductrice romancière Agnès Desarthe. Et de nombreux autres articles.

Les archives de la revue sont disponibles en ligne sur un site dédié et constituent dès à présent un formidable outil de travail pour les étudiants de masters et autres curieux de la traduction. L’objectif de l’ATLF est de donner plus de visibilité encore à la revue, de la proposer à un plus grand nombre de lecteurs en espérant ainsi favoriser une meilleure connaissance du métier dans sa dimension littéraire. Le traducteur est un auteur, on le sait, mais cela va mieux en le disant ! Et pour cela, rien de tel que de faire pénétrer le profane dans l’atelier du traducteur, de l’initier à cette alchimie qui permet de passer d’une langue à une autre, de faire dialoguer les cultures au travers des textes.

Vingt-cinq ans cette année, disions-nous. Un bel âge et un beau témoignage de réussite. Le désir aussi, même s’il ne paraît pas tout à fait dans l’air du temps, de continuer à faire vivre cette revue sous sa forme papier. Les discussions ont été nombreuses, fallait-il passer au numérique, à la fois moins dispendieux et gage de pérennité ? L’amour de l’objet livre l’a emporté, le sentiment qu’une revue se consulte, se manipule, se trimballe, s’admire et qu’elle prend sa place sur une étagère de bibliothèque avec ses consœurs. Alors pourquoi ne pas faire le pari que le papier est loin d’avoir dit son dernier mot. Qui serait capable, aujourd’hui, de dire où se niche la modernité ?

Les traducteurs ont de beaux jours devant eux, des combats à mener, certes, et ils sont nombreux, mais aussi une voix à faire entendre. C’est la responsabilité de l’ATLF que de continuer d’œuvrer en ce domaine, en accompagnant au mieux les évolutions du métier et en sachant anticiper les défis qui se présenteront.

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